Hassan Bargach : Tous nos clients sont VIP !
Septembre. 2017 \\ Par Jérôme Lamy

Depuis bientôt 8 ans, Hassan Bargach dirige avec bonheur et succès le prestigieux Sofitel Jardin des Roses, à Rabat. Avec passion, visions et ambitions, il a transformé un lieu froid et fermé en une escale de luxe joyeuse et ouverte. candidat à la présidence du CRT de rabat, il  croit à la mutation de la capitale en une grande et belle destination touristique. Rencontre avec un des plus grands professionnels du tourisme au maroc.

Discret et professionnel. Les adjectifs ne manquent pas pour qualifier Hassan Bargach. Mais ces deux-là reviennent le plus souvent dans la bouche de ceux qui le côtoient au quotidien, notamment au Sofitel Rabat Jardin des Roses qu’il dirige depuis son inauguration, en octobre 2009. Et c’est parce qu’il est d’un professionnalisme extrême qu’il est d’une discrétion absolue. Élégant, Hassan bargach (53 ans) porte beau. Bienveillant, il invite à l’empathie. Attachant, il ne met pas de barrières mais impose le respect.

En quête de photos d’Hassan Bargach avec des personnalités afin d’illustrer notre reportage, nous avons fait chou blanc. Pourtant, par son emplacement en plein cœur de Rabat, par la qualité de ses prestation, par son service raffiné, le Sofitel Jardin des Roses est l’hôtel des people et des grands du monde. «Au Sofitel Jardin des Roses, tous nos clients sont considérés comme des VIP» précise Hassan Bargach, qui est aussi directeur d’AccorHôtels marques de luxe pour le Nord du Maroc, entre Casablanca et Tetouan. «Nous devons consacrer une attention particulière à chacun quel que soit son statut. Nous devons faire vivre à tous des expériences uniques avec autant de rigueur que de passion.»

On l’a compris, nous n’obtiendrons aucun cliché de Hassan Bargach avec Cristiano Ronaldo, Nicolas Sarkozy, Jenifer Lopez, Rihanna, Mariah Carey, Sting, Elton John, Lionel Richie, Quincy Jones ou autres têtes couronnées,  hommes politiques de premiers plans ou capitaines d’industrie. «Au delà du devoir de confidentialité que je m’impose pour être à la hauteur de la confiance que me font ces personnalités, je dois avouer que je ne sais même pas où se trouvent ces photos» avoue Hassan. «La meilleure idée, ce serait peut-être d’écrire un livre, plus tard, en fin de parcours. Nous perdons rapidement les souvenirs mais, bizarrement, ils reviennent avec le temps qui passe. Surtout, on se souvient d’anecdotes.»

On fera l’impasse sur la photo pour le moins gênante d’Hassan Bargach et de Jenifer Lopez qui fait partie des risques du métier... En revanche, impossible de zapper le buzz réalisé par Rihanna sur twitter. «Lors de son séjour chez nous au printemps 2013, elle a posté une vidéo en profitant du jacuzzi de sa suite» explique Hassan. «La vidéo n’était pas osée. Rihanna était seulement très féminine. En à peine 24 heures, pas moins de 440000 internautes ont téléchargé le lien. La force des réseaux sociaux est incroyable, et forcément, d’une certaine manière, ça change un peu nos métiers. »

De toute façon, le métier de directeur d’hôtel est déjà plus compliqué ici, au Sofitel Jardin des Roses, à Rabat, que dans tous les autres hôtels du Royaume aussi prestigieux ou luxueux soient-ils. «C’est la fonction la plus délicate dans l’hôtellerie au Maroc» confirme Didier Escartin, directeur général de l’Amphitrite Palace à Skhirat, qui connaît bien le lieu pour avoir présidé à ses destinées quand il était commercialisé sous la bannière Hyatt. «Il faut savoir gérer le protocole et répondre aux attentes de clients qui sont souvent très importants et très exigeants. Il convient de ne pas faire de faux pas. Il faut beaucoup d’expérience et un gros réseau de connaissances auprès des grandes familles de Rabat. Hassan Bargach possède tout ça. C’est l’homme parfait pour ce poste.»

Né à Meknès, par accident, parce que son père Mohammed, militaire, était instructeur à l’Académie de la ville, Hassan Bargach est un vrai Rabati. C’est dans la Capitale qu’il a grandi. C’est là que sa maman, Majida, élégante et aimante, lui a appris le sens du raffinement, de l’amour des belles choses. C’est là qu’il a tissé des liens d’amitiés solides et fidèles notamment à travers ses années d’étudiant passées à la mission française, au Lycée Descartes ou sur les terrains de sport en général et de natation en particulier. Sélectionné en équipe nationale benjamine du Maroc, Hassan est promis à un bel avenir d’autant que les Jeux Méditerranéens approchent à grands pas. «Mais nous passions plus de temps dans la salle de musculation que dans l’eau» précise Hassan. «Du coup, je n’ai pas poursuivi cette aventure sportive. Et je me suis concentré sur les études.»

Elles le conduiront en France, à Saint-Martin-d'Hères, à l’Université Grenoble Alpes, la troisième de France, pour suivre des études de sciences économiques. Au grand bonheur de son père qui lui a donné le goût de l’ambition et de la reconnaissance sociale. «Si j’avais pu choisir seul mon orientation, j’aurais opté pour les métiers du tourisme» précise Hassan Bargach. «Mais, à l’époque, les écoles hôtelières n’avaient pas la côte comme aujourd’hui. Elles étaient considérées comme des voies de garage pour ceux qui échouaient au bac. En tout cas, ce n’était pas valorisant. Et forcément, ça ne plaisait pas à mon père.»

On n’échappe pas à son destin. De retour au Maroc avec une licence brillamment décrochée en poche, Hassan passe le concours de l’Institut du Tourisme de Tanger, chapeauté par le Centre d’Étude de l’Organisation Mondiale du Tourisme. Ses carences en arabe sont compensées par un niveau excellent en culture générale. Il entre directement en troisième année.

Après son diplôme de tourisme, il sera... réalisateur de journaux télévisés pour la première chaine marocaine participant à ce qu’on a appelé l’opération coup de poing commandée par Feu Sa Majesté le Roi Hassan II, à ses architectes caméléons  André Paccard et Jean-Baptiste Barian. Mais on n’échappe pas non plus à ses rêves d’enfant. «Depuis l’âge de 10 ans, j’ai la passion du tourisme chevillée en moi» confie Hassan. A cette époque, il se fait offrir une machine à écrire pour organiser et rédiger le programme des vacances de la famille. Il confectionne aussi les salades pour le déjeuner. «J’adorais cuisiner et valoriser les plats avec de la décoration» dit-il. 

Organiser. Encadrer. Chouchouter. Mettre en valeur. Hassan Bargach fera ça toute sa carrière. Il voulait être pilote d’avions ou directeur d’hôtels. Il sera directeur d’hôtels et permettra à chacun de ses clients de réaliser un voyage unique. Tout d’abord gérant d’une chaîne de restauration Pizza América, fort de sept enseignes, Hassan Bargach prend, en 1991, la direction de l’Hôtel Petit Mérou et de ses 23 chambres, à Cabo Negro . Il a 27 ans. C’est sa première expérience dans le monde de l’hôtellerie. C’est le début des soucis. En deux mois, il réussit sa première mission mais la termine avec un ulcère de deux millimètres. «J’ai appris qu’on ne réussissait pas seul» confie Hassan. «Le secret c’est déléguer.»

Fini le régime stress-café-sodas ! Quand il prend les commandes de l’Hôtel Sheherazade (77 chambres) dans le quartier Hassan, à Rabat, il s’appuie sur des collaborateurs de qualité qu’il a le talent de valoriser.  L’expérience dure neuf ans. C’est un réel succès. Tant et si bien que la marque Accor qui reprend l’établissement, en 1999, à dessein de le transformer en Mercure, décide de conserver Hassan Bargach dans le Groupe. C’est assez rare pour être souligné.

Une nouvelle fois, Hassan doit se remettre en cause. Faire ses preuves encore et toujours. L’Ibis Casablanca, dont il assure la direction depuis la fin de l’année 1999, lui offre cette occasion. Il l’a saisie et fait l’unanimité. Non seulement, les chiffres sont excellents mais la satisfaction des clients est également impressionnante notamment sur le service et l’hospitalité. Ça n’échappe pas à Jean-Luc Oizan-Chapon, alors grand patron d’Accor au Maroc, de passage à l’Ibis Casablanca. JLOC, comme il était surnommé, rédige une note de service dans laquelle il précise qu’il conviendrait de muter Hassan Bargach dans une structure de luxe davantage adaptée à ses qualités que l’hôtellerie économique.

On ne refuse rien à JLOC. Hassan prend la direction de Fès où il seconde le renommé Najib Mountassir à la tête du prestigieux Palais Jamaï. Une nouvelle fois, sa prestance, son humanité, sa vision font l’unanimité. 

Le costume de numéro 2 est trop petit pour lui. La direction du Groupe Accor lui confie la direction du réseau des hôtels Ibis dont il assure la certification. Mais le contact avec les clients lui manque. Il le retrouvera en 2004, à Marina Smir, où le nouveau boss d’Accor, Marc Thépot, lui confie sa première direction d’un Sofitel. S’il supervisera l’hôtel jusqu’au terme de son contrat d’exploitation, il installera rapidement un de ses proches, Jalil Chebihi, un autre gand professionnel du tourisme, à sa tête.

La direction du Sofitel Diwan Rabat - aujourd’hui commercialisé sous la marque MGallery - lui permet de se rapprocher de sa famille et de travailler ses réseaux, à Rabat. Au début de l’année 2008, il quitte encore la capitale administrative pour la capitale touristique. Et assure, pour une mission de six mois, entre février et août, la direction du Sofitel Palais Impérial, à Marrakech, avant que Hamid Bentahar, l’actuel directeur AccorHotels Maroc et Vice Président des marques de luxe Afrique& Indian Ocean, ne prenne ses fonctions.

En quelques mois, Hassan Bargach ajoute une carte de plus à sa vision périphérique du métier. Ce n’est ni anodin, ni négligeable avant de prendre les commandes du Sofitel Jardin des Roses, l’ancien Hilton, inauguré en octobre 2009. «Le défi était intéressant car l’hôtel avait une image très forte dans la ville» précise Hassan.

Diriger un hôtel aussi renommé présentait plus d’inconvénients que d’avantages. «L’hôtel était connu mais pour de mauvaises raisons» dit Hassan. «L’hôtel avait l’image d’un lieu inaccessible, interdit, privé, réservé. Du coup, si le parking était plein, l’hôtel était généralement vide.»

Créer des lieux de vie, de connexions sociales, d’émancipation culturelle pour les personnes qui ne résident pas à l’hôtel, c’est un des secrets de la marque Sofitel et une des nombreuses réussites d’Hamid Bentahar qui avait déjà montré l’exemple à Agadir et Marrakech. Le talent d’Hassan Bargach, c’est d’avoir adapté le concept à la clientèle de Rabat que personne ne connaît mieux que lui et d’avoir imposé un dress code intelligent, avec bienveillance, sans vexer personne. «De toute façon, il covenait d’agir avec diplomatie car il faut savoir que le client sera toujours la victime, et c’est normal» dit-il. «Hassan Bargach connaissait les codes et les habitudes des personnalités influentes de Rabat» confirme Didier Escartin.

Une des autres réussites de Hassan Bargach, c’est d’avoir transformé le Sofitel Jardin des Roses en un lieu de loisir, un lieu de joie, un lieu de bien-être loin de l’image affairiste qui lui collait à la peau. «Il a fallu repositionner l’hôtel et lui redonner une image de lieu ouvert sur l’extérieur» dit-il. Force est de constater que ce pari était loin d’être gagné à l’avance. «La première qualité d’Hassan Bargach, c’est sa vision» précise Mohammed Mbarki, directeur commercial du Sofitel Jardin des Roses. «Il capte les tendances, les désirs des clients. C’est une sorte de visionnaire qui sait amener ses équipes là où il veut les amener. Il n’a pas besoin de dire qu’il est le chef pour qu’on le respecte. On le respecte parce qu’il montre l’exemple. C’est un immense bosseur qui finit ses journées à 2 heures du matin...»

ça lui permet de mesurer le succès incontestable du So Night Lounge auprès de toutes les générations. «C’est une bonne idée qui renforce notre offre détente et loisirs»  glisse Hassan. «Surtout, il serait très réducteur et injuste de donner au So la seule image d’un boîte de nuit. Le clubbing, c’est de 1h à 4 heures du matin. Mais, avant, il y a quatre ambiances avec l’événementiel de jour, l’apéritif en fin d’après-midi, le dîner dansant et la case 23h - 1h qui est la préparation de la soirée pour certains et la fin de la soirée pour d’autres.»

D’ailleurs, les travaux de l’agrandissement de  la terrasse du So ne devraient pas tarder à commencer pour renforcer l’offre en fin de journée, après que les clients ont pu profiter de la seconde piscine chauffée, plus calme, inaugurée récemment.  «Cette piscine de nage rencontre un vrai succès» assure Hassan Bargach, qui évoque même la possibilité de la construction d’un troisième bassin. Sur les huit hectares qui entourent les 229 chambres, ce n’est pas la place qui manque. «Bien sûr, les journées piscine sont ouvertes à la clientèle de Rabat, ce qui nous permet de rapprocher encore plus le Sofitel Jardin des Roses de la ville.»

Chaque mois, un défilé de mode est même organisé autour des piscines au son d’un DJ pour valoriser l’offre festive-chic. «Si nous pouvons contribuer à faire évoluer l’image froide de Rabat vers la piscine, le bronzage, le bien-être, ce sera une satisfaction supplémentaire» lâche Hassan Bargach qui se félicite également du succès du Spa qui compte pas moins de 250 abonnés extérieurs à l’hôtel, surtout accros du fitness et des conseils personnalisés du coach Ikram Zoghli.

Pour les amoureux de la gastronomie, ce fleuron d’AccorHôtels est fidèle à sa réputation qualitativement et quantitativement. En effet, pas moins de sept points de vente constituent l’offre du Sofitel Jardin des Roses dans une décoration, signée Didier Gomez et Karim Chakor, qui marie design français et art marocain sur les thèmes de l'ambre, de l'eau, des roses, des moucharabiehs et des mosaïques.

La spécificité du Sofitel Jardin des Roses, c’est son  Club Millésime au 8e étage avec centre d'affaires et buffet à volonté. «Nous sommes le seul Sofitel à proposer ce service au Maroc»  dit fièrement Hassan Bargach. «Ce club est destiné à nos clients qui réservent des suites au 7e et 8e étage. Leur accueil se fait au club. Tout est gratuit tout au long de la journée. Nous n’avions rien inventé puisque ce concept connaît un vif succès aux Etats-Unis, en Asie et au Moyen-Orient.»

En revanche, Hassan Bargach cherche à réinventer son offre. «Nous sommes en création permanente» confie-t-il. «Nous réfléchissons à la création d’autres espaces de vie pour nos clients, d’autres univers.» Forcément, il travaille main dans la main avec Hamid Bentahar, dont la réputation a dépassé les frontières du Royaume. «La stratégie est définie avec Hamid Bentahar» confirme Hassan Bargach. «Si nos hôtels réalisent deux points de plus que la moyenne nationale en terme d’occupation, ce n’est pas un hasard. La marque est bien positionnée et bien identifiée au niveau national et international. Etre gentil pour être gentil, ce n’est pas suffisant. Il faut faire du chiffre, avoir des résultats.»

C’est avec les mêmes ambitions qu’Hassan Bargach brigue la présidence du Comité Régional du Tourisme (CRT) de Rabat et région, afin de succéder à Lahbib Alaoui, en septembre prochain.  «Hassan est le meilleur candidat possible» avance Didier Escartin. «C’est l’homme de la situation pour développer la destination Rabat.»

Et si Rabat devenait une grande destination touristique? Hassan Bargach y croit fermement. «C’est un beau défi» lance-t-il. «On peut passer trois jours de rêve à Rabat qui est préservée de la pollution par une ceinture verte. Quand on monte au huitième étage du Sofitel Jardin des Roses, on se rend compte que nous sommes entourés d’un poumon de forêts. Comme les arbres absorbent le gaz, l’air est très pur. Il ya très peu de pollution et de circulation à Rabat: c’est une chance pour redorer l’image de la ville... Il faut valoriser les atouts de Rabat, son architecture, sa proximité. En plus, Rabat est une ville climatisée: il fait ni chaud, ni froid.»

Le CRT doit devenir le bras armé de cette reconquête. «Nous sommes à quinze minutes de tout, du golf, de la mer, de l’équitation, de l’aéroport, des centres commerciaux» confirme Hassan Bargach. «Un dépaysement très rapide est garanti car on arrive à sortir très vite de la ville. Mais les plus belles photos de Rabat datent des années 30. Ce n’est pas normal. Aujourd’hui, nous possédons seulement des belles images des Oudayas ou de la Tour Hassan. On doit s’inspirer du fonctionnement d’une ville comme New-York qui mise sur le site Tripadvisor pour attirer les touristes. Et réfléchir, peut-être, à la création d’un système d’agents incitant les touristes à communiquer leur satisfaction sur les réseaux sociaux. On ne se sert même pas du Festival Mawazine pour communiquer à l’international. C’est un gâchis.»

Bientôt, Hassan Bargach se sentira moins seul. De grands groupes hôteliers comme le Ritz-Carlton (Dar Es - Salam, 2018), Marriott (Agdal, 2019), Fairmont (Salé, 2019) ou Baccarat Hôtel Rabat (Avenue Mehdi Ben Barka, 2019) ont programmé de s’installer dans la capitale marocaine. «Une dynamique va s’installer avec l’arrivée de ces grands groupes mondiaux» espère Hassan Bargach. «Nous allons enfin aller chercher les clients là où ils sont. Et arrêter de papoter dans notre coin sur les prix des billets d’avion pour se déplacer dans les salons du tourisme aux quatre coins du monde.»

Hassan Bargach voit grand, voit loin. Il aime sa ville dont il est le meilleur ambassadeur. «Je connais bien la ville, la région» précise le candidat à la présidence du CRT. «J’ai des idées et de l’ambition. Si je ne suis pas élu, j’aiderai le nouveau président et j’apporterais ma contribution au développement de Rabat comme une des plus jolies villes du Maroc et comme une grande capitale touristique.  Déjà, Rabat possède le meilleur aéroport au monde avec de nombreuses connexions quotidiennes pour les capitales internationales et une personnalisation du service grâce à des employés fidèles. C’est unique au monde.»

Hassan Bargach croit aussi à l’émergence de Rabat comme une grande destination golfique. «On dénombre désormais pas moins de neuf golfs entre El Jadida et Rabat» se félicite Hassan, très heureux de posséder un practice au Sofitel Jardin des Roses. «Du coup, on peut vraiment concurrencer Marrakech sur l’offre golfique. En tout cas, c’est beaucoup moins cher et plus agréable de jouer au golf à Rabat qu’à Madrid, par exemple.»

Le golf ou les autres loisirs, Hassan Bargach n’a pas le temps d’y goûter. Son chantier actuel, c’est le développement de la marque MGallery avec le repositionnement du MGallery Médina Thalassa sea and spa, à Essaouira et du MGallery Diwan, à Rabat. «On veut transformer ces anciens Sofitel en boutiques hôtels de luxe avec une signature de bien-être pour les femmes» explique Hassan qui veille aussi sur le Sofitel Tour Blanche, à Casablanca et le Sofitel Tamuda Bay Beach and Spa, à Tetouan. Et comme l’implantation d’un nouveau Sofitel, à Tanger, est en cours de signature, l’agenda d’Hassan Bargach n’est pas prêt de s’alléger.

Son échappatoire, c’est sa séance de sport quotidienne, à mi-journée. Il n’en dérogerai pour aucune raison. Sa fenêtre de survie, c’est sa famille, sa femme Hakima, indispensable soutien, l’amour de ses filles Chaimae, l’ainée qui travaille dans le domaine événementiel, à Casablanca, et Rita, férue de gastronomie, étudiante en master d’œnologie, passée par le prestigieux Institut Paul Bocuse, qui prépare déjà le Brunch de l’Hôtel Park Hyatt, Place Vendôme, à Paris. Hassan Barlach n’est pas inquiet. La relève est bien assurée...